lumière naturelle

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Mélanopsine et qualité du sommeil, les effets de la lumière

Une protéine photosensible présente dans le cerveau, la mélanopsine, jouerait un rôle majeur dans la qualité du sommeil. En effet, selon une étude internationale révélée par le CNRS et publiée dans la revue PlosBiology le 9 juin dernier, on y apprend « la lumière influence fortement la physiologie humaine et participe notamment à la régulation du sommeil« . Les scientifiques, dont Patrice Bourgin de l’Institut des neurosciences cellulaires et intégratives du CNRS à Strasbourg, estiment que la luminothérapie pourrait par conséquent jouer un rôle futur majeur notamment dans le traitement des troubles du sommeil.

La lumière qui parvient sur l’œil envoie au cerveau deux types d’informations.

C’est cette information non-visuelle, transmise au cerveau grâce à la mélanopsine notamment, qui est au coeur de l’étude. Il y a moins de 10 ans, la découverte de cette protéine photosensible et de son rôle majeur dans la médiation des effets de la lumière a suscité de nombreuses recherches.

L’équipe de scientifiques a analysé le sommeil et l’électroencéphalogramme (EEG) de souris transgéniques privées de mélanopsine dans différentes conditions de lumière-obscurité. Chez ces animaux nocturnes, la lumière induit l’endormissement, à l’inverse de l’homme. Les souris privées de mélanopsine sont un modèle de choix pour l’étude des effets non circadiens, non visuels de la lumière sur le sommeil. Les chercheurs ont observé que les effets non circadiens de la lumière variaient au cours de la journée. En effet, l’utilisation de pulses de lumière et d’obscurité tout au long de la journée a permis de montrer que si la mélanopsine agit pendant la phase circadienne d’obscurité, les cônes et bâtonnets interviennent également durant la phase circadienne de lumière.

Par ailleurs, l’analyse a révélé qu’en l’absence de mélanopsine, les souris dorment tous les jours une heure de moins pendant la phase de lumière. Ceci démontre que l’influence non circadienne de la lumière s’exerce sur de longues durées et pas seulement en réponse à un flash lumineux. De plus, chez ces souris, l’altération de certaines oscillations EEG montre que le niveau de vigilance induit par l’obscurité est diminué, les souris ayant une moins bonne qualité d’éveil. Par ailleurs, ces souris privées de mélanopsine qui dorment une heure de moins, devraient présenter une plus forte propension au sommeil que les souris témoins. Or, elles ont, au contraire, une propension au sommeil plus faible (notamment en réponse à une privation de sommeil) prouvant ainsi que l’absence d’un photopigment tel que la mélanopsine pouvait altérer l’homéostasie du sommeil. Par ailleurs, en identifiant les réseaux neuronaux impliqués, les chercheurs ont montré que la lumière agit en activant des neurones « inducteurs du sommeil » de l’hypothalamus antérieur.

L’ensemble de ces résultats confirme que la lumière ne concerne pas que la vision. Ils démontrent pour la première fois que les effets directs de la lumière et de l’obscurité interagissent avec les régulations circadiennes et homéostasiques du sommeil pour déterminer la durée et la qualité de l’éveil et du sommeil. Si ces observations se confirment chez l’homme, elles auront des implications importantes dans l’utilisation de la luminothérapie en pratique clinique, et plus généralement de la lumière dans notre société.

Source : Santé Médecine
L’étude complète est disponible ici sur le site de PlosBiology

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La luminothérapie dans les espaces Snoezelen de maison de retraite

Pourtant premier élément créé d’après la Bible, ce n’est qu’en 2005 qu’une association américaine de recherche en psychiatrie a été capable de prouver que la lumière est capable d’agir sur l’organisme des êtres vivants. Comme tous les êtres vivants, l’être humain a besoin de la lumière du soleil pour se développer et s’épanouir. La quantité de lumière naturelle qui rayonne autour de nous est en fait un facteur commun aux conditions de vie de l’Homme, comme par exemple la température du corps, le sommeil, les rêves, l’appétit, la forme physique et morale etc.

L’exposition à la lumière naturelle permet au corps de sécréter une hormone appelée la mélatonine. Et c’est grâce à cette substance que le corps retrouve son énergie et sa vitalité, surtout en hiver. Après plusieurs études, le célèbre professeur américain Roesnthal a alors pu établir une corrélation entre la dépression hivernale (plus couramment appelée dépression saisonnière) et le manque de luminosité, ce qui lui a permis de créer une thérapie nouvelle: la luminothérapie. Le traitement consiste en une exposition fréquente sous une lampe médicale spécialisée retransmettant une lumière naturelle afin de combler le manque de lumière provoqué par la baisse d’ensoleillement en hiver. La luminothérapie agit efficacement puisqu’elle permet à l’organisme de combler le manque de lumière en bloquant la mélatonine (au caractère somnifère) qui est alors sécrétée anormalement et offre ainsi à la personne la possibilité de se revitaliser.

La luminothérapie est aussi très connue des personnes qui vivent ou travaillent à l’abri de la lumière du jour comme les travailleurs de nuit. On peut aussi citer les personnes âgées en maison de retraite. En effet, souvent dépendantes ou à mobilité réduite, et aussi malgré le manque de personnel, elles restent la plupart du temps confinées dans l’enceinte de la maison de retraite où elles résident, leurs seuls déplacements se réduisant au moment des repas lors des allers-retours de leur chambre vers le restaurant.

Des recherches plus récentes ont prouvé que la luminothérapie joue un rôle très efficace dans le traitement de régulation du sommeil ainsi que dans les cas de patients atteints de la maladie d’Alzheimer. En effet, le manque d’éclairage des malades ou des personnes âgées étant une réelle question de santé publique, l’éclairage des hôpitaux et des maisons de retraite se doivent d’être une priorité lors de la construction de ce type d’établissements.

D’après des scientifiques de Manchester, la luminothérapie pourrait aider à traiter efficacement les problèmes de démence chez un grand nombre de seniors. On peut même parler d’une réussite puisque les résultats sont impressionnants: les symptômes sont globalement atténués chez les patients souffrant de troubles cognitifs (démence) placés à la plus forte exposition lumineuse ainsi que la qualité de leur sommeil qui est devenue particulièrement meilleure.

Il est aujourd’hui établi que la cause principale des troubles du sommeil, de la tristesse au réveil, ou encore de la sensibilité d’une personne pendant l’hiver est le manque de lumière du soleil. La luminothérapie pourrait donc se présenter comme une alternative aux traitements classiques, basés sur la psychothérapie et certains médicaments.

Aujourd’hui en France, la méthode Snoezelen tend à se développer en maison de retraite. Cette méthode rejoint l’idée de la luminothérapie mais elle consiste plus à mettre en avant l’éveil des sensations physiques et la détente des personnes âgées. Les espaces Snoezelen – contraction des termes néerlandais snuffelen (renifler) et doezelen (somnoler), permet aux personnes âgées de se déstresser, de se décontracter, comme les auteurs de ce mot l’ont recherché. En région parisienne, il n’existe qu’une seule salle Snoezelen destinée aux personnes agées, située dans la maison de retraite d’Aumale. Ces mots suggèrent une sensation inexplicable de langueur. Et pour cause, sous cette lumière bienfaisante, la personne n’a d’autre possibilité que de se sentir s’immerger dans une ambiance de détente et de relaxation. En entrant dans cette salle blanche, la personne âgée vit une expérience sensorielle indéfinissable (stimulation des sens visuels, grâce notamment aux jeux de lumières, olfactif grâce à un diffuseur d’arôme mis en place, tactile puisqu’elle favorise les mouvements et les activités etc).

C’est donc pour toutes ces raisons que la méthode Snoezelen s’introduit peu à peu en maison de retraite en France et dans toute l’Europe. S’inspirant de la luminothérapie et associant travail des sens, elle offre au résident de la maison de retraite un moment de pure relaxation et de remise en forme.

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